Une chance que les mamies existent !

Merci mamie! Je n’aurais jamais cru avoir une telle relation avec ma belle-mère ! J’ai la chance d’avoir vraiment ce qu’on appelle une deuxième maman : elle est impeccable. Elle va au-devant de tous nos besoins et elle est toujours présente pour nous. Notre relation est privilégiée et on s’aime d’amour. Pour vous mettre en contexte, nous sommes même voisines maintenant : eh non, on ne se tape même pas sur les nerfs! Dès que j’ai rencontré ma belle-famille, il y a 5 ans, ç’a été un coup de foudre.

En 2015 lors de l’arrivée de notre premier enfant, je l’ai un peu oublié.  J’ai pour ainsi dire «viré sur le top». Ma fille est devenue «mon précieux» et j’étais très lionne. Il faut dire que ma belle-mère était également mamie pour la première fois, bref nous étions toutes les deux dans les vapes, mais aux antipodes. Il y avait une rivalité à l’intérieur de moi face à plusieurs gestes, paroles ou demandes qu’elle faisait. J’avais peur qu’elle me vole ma fille, qu’elle l’aime plus que moi. Pourtant, je n’ai jamais eu de difficultés à partager ma fille avec qui que ce soit. Mais j’ai vu tellement d’amour et d’attention dans les yeux de ma belle-mère à l’égard de ma fille que ça m’a remise en question. D’ailleurs, je ne lui ai jamais vraiment avoué. Mon travail intérieur s’est fait en silence et relativement seule. J’en ai parlé à quelques amies et bien sûr, à ma mère (ma meilleure!). Celle-ci m’a également aidée à mieux percevoir le rôle d’une mamie. Je m’en veux intérieurement d’avoir même ressenti cette amère jalousie à son égard, car elle était injustifiée. Le rôle d’une maman est unique et ne se compare même pas à celui d’une mamie.

J’ai dit «non» à beaucoup d’aide et à des soirées gardiennage parce que je ne voulais pas lui partager ma fille. Peu à peu, j’ai accepté son aide et j’ai laissé de côté ma contrariété. Ça n’a pas été trop long, je vous rassure. Ça m’a grandement aidé dans ma tâche de maman et ça m’a permis de souffler un peu. Je suis redevenue en symbiose avec moi-même, et surtout avec ma vie familiale. Je suis probablement une meilleure version de moi-même car je suis sereine et je ne me sens plus du tout en compétition avec personne. Tout est dans la perception : les mamies ont une patience que les parents n’ont pas parfois. Les grands-parents c’est important, primordial. L’espace d’un instant, je l’avais oublié et je n’ai eu qu’à puiser dans mes souvenirs de jeunesse pour m’en rappeler. Le deuxième enfant est arrivé rapidement et je n’ai pas eu de réaction, tout a été facile.

merci
Crédit photo: Isabelle Roy

Savoir prendre du temps pour soi

Maintenant, croyez-moi, je ne dis plus non à un dodo chez mamie ou un coup de main d’après-midi. Même que j’ai souvent hâte aux petites propositions qui me permettent à moi aussi de profiter de la vie autant que mes enfants. Me voici donc en après-midi « lousse mamie » à profiter du soleil, à faire mon épicerie toute seule (joie!!!) et à manger un petit panini poulet/tomates cerises au bistro du coin. Alléluia et merci, chère mamie xx

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Je suis Isabelle et j’ai 31 ans, même si j’aime me faire croire que j’en ai seulement 25. Parfois, la vie partage mon délire et on me demande ma carte d’identité quand j’achète une petite bouteille de vin ou un billet de « gagnant à vie » (parce que oui, je suis folle de même un petit « gagnant à vie », une fois de temps en temps, ça met du rêve dans ma journée). Je suis avec mon amoureux depuis déjà 5ans et je vous garantis que c’est l’homme de ma vie. On habite maintenant Repentigny, feue Ville du bonheur. Je suis maman de deux merveilles : Leslie, 23 mois et Henri, 8 mois. J’ai la chance de connaître la joie de deux bébés rapprochés. Collaboratrice depuis juin 2017.

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