Maman, t’es-tu oubliée? Peut-être…

Mettre un enfant au monde, et devenir maman, c’est une odyssée fabuleuse, la plus puissante chose qui soit. Pendant neuf mois, on porte la vie, on la façonne et vient le jour où l’on donne naissance à un petit être humain, une créature à la fois un peu nous et beaucoup elle. Je le sais, car j’ai vécu ces moments à cinq reprises. J’ai eu cinq fois le bonheur de concrétiser ce qui nous semble parfois une éternité, mais qui n’est ni plus ni moins qu’une étincelle, une fraction de vie. Puis viennent l’amour, l’apprentissage et les défis. Chaque jour, on continue de fabriquer ces petits êtres humains, uniques, fragiles et si forts à la fois. On les caresse, on les embrasse. On panse leurs blessures, on les remet en selle. On les gronde à l’occasion. On les éduque, on les aide à devenir la meilleure version d’eux-mêmes maintenant. Toujours. De jour. Comme de nuit. À travers cela, on essaye de ne pas s’oublier, mais est-ce réellement possible!?

Le quotidien d’une maman

Il y a les moments de fatigue, les périodes difficiles, le découragement et la peur… la fichue peur de mal faire. Il y a la pression sociale et cette espèce de compétition ridicule et malsaine dans une course au parent parfait qui, souvent, nous prend en otage bien malgré nous.

Maman
Crédit photo: freepik

La maman et la compétition

On vit tous les chamboulements de la parentalité à notre façon, dans une société effervescente aux possibles infinis. On deal avec la vie, la sienne et celle de ses enfants, on la prend par les cornes, à bras le corps, et on fonce, à son propre rythme, à sa façon, en tentant d’éviter le piège de la compétition – tendance forte de notre époque.

En fait, pour moi la compétition n’a jamais été envers personne d’autre que moi-même.
Plus j’y pense, plus les choses deviennent limpides. Il y avait le ”parent rêvé” et il y a le ”parent réel”. Ce que j’aurais voulu versus ce que je suis. Mais, il y a aussi, tapie quelque part en moi, la femme. Celle qui est, a été et restera jusqu’à la fin. Cette oubliée, presque maltraitée. Celle qui a dansé, chanté, caressé et vécu pour elle jusqu’au moment où l’amour de l’autre, et de cinq magnifiques petites créatures, s’est emparé d’elle.

Attention, ma vie est belle, je ne regrette rien de ce qui a été mis sur mon chemin, je ne regrette pas cette parentalité choisie et épousée, mais suite à cette réflexion, je me suis fait quelques promesses:

  1. Pardonne à la mère que tu es de ne pas être tout à fait l’image que tu avais d’elle, accepte qu’elle reste humaine, cesse de la comparer aux autres.
  2. Honore-la parce qu’elle donne tout ce qu’elle peut et travaille à être et faire toujours mieux.
  3. Salue tout l’amour et le dévouement qu’elle offre à ses enfants.
  4. Cesse de craindre le pire, on ne t’enlèvera jamais ton statut de mère, de parent. Tes veines et ton cœur, le moindre pore de ta peau est empli de cette essence profonde et indestructible qu’est l’amour.
  5. Salue la femme. Souris-lui, sois bienveillante envers elle parce que tout a changé, physiquement, énergiquement, mais aussi temporellement. Le temps a filé, il a modelé une vie différente, ta vie.
  6. Célèbre ta féminité, tes courbes, tes arabesques, ton pouvoir.
  7. Redonne une place à cette femme quelque peu oubliée, laissée de côté pour la plus noble et la plus édifiante des causes: la vie de petits êtres humains.
  8. Écoute-la, tu auras besoin d’elle aussi!

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Révision : Karine Perreault

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