J’ai le syndrome de l’imposteur…

Le Syndrome de l’imposteur, vous connaissez? D’un point de vue psychologique, ce syndrome ”induit une forme de doute maladif chez les personnes qui en sont victimes. Ces doutes les incitent à nier la propriété de tout accomplissement, qu’il soit professionnel ou privé.”

C’est spécial me direz-vous? Oui ce l’est, et ce n’est absolument pas de la fausse modestie. Quelque part, tout le monde doute, un jour ou l’autre, à petite ou à grande échelle et c’est normal. Mais pour moi, on parle de quelque chose d’excessif.

Syndrome
Crédit photo : Pixabay

Évidemment quand on parle d’imposture, on doit référer à la confiance en soi mais aussi à l’estime de soi. La confiance en soi relève des capacités; donc une faible confiance en soi, c’est ne pas se croire ”capable de”. Tandis que l’estime de soi, elle, relève de la valeur qu’on se donne, une espèce de cote non-dite et valable que pour soi face à soi.

L’estime de soi, ce fragile fil d’Ariane menant au cœur même de l’être humain!

Cette petite chose altérable, baladée constamment par les aléas de la vie.

La valeur qu’on se donne.

Ma valeur? Mon niveau de confiance en moi?

Ouf! Difficile à dire. Ou avouer plutôt.

La valeur que je me donne depuis des années est probablement aussi nulle que ces petites piques que je me lance quand j’ai gaffé, quand ça ne va pas bien. Et il en va de même au niveau de la confiance en moi, vacillante et trop souvent négligée.

Avoir une faible estime et une pauvre confiance en soi, c’est se dire qu’on s’est cassé la gueule tellement de fois qu’on hésite à chaque nouveau projet, chaque nouvelle tentative d’arranger les choses, de rectifier le tir.

Quand on est étranglée par ce mal être, on a du mal à discerner les envies réalistes des projets fous alors on met tout dans le même panier, on hésite, on piétine, on se laisse envahir par ce qu’on (soi-même) appelle des échecs et on n’ose plus rien. On s’enferme dans la routine qui elle, a très peu de chance de capoter.  

Je cherche encore où dans ma vie, on m’a écorchée à point tel que mon estime de moi frise le 40e sous-sol

Mes parents ont toujours été là pour moi à m’encourager et me suivre dans mes choix, bons et moins bons. Ma famille est une famille soudée où les querelles sont quasi inexistantes et où le respect de chacun est une valeur phare. J’ai eu dans ma vie des amis, des gens bien, une vie somme toute normale si ce n’est que je ne pouvais plaire à tout le monde et que certains ont su me le faire comprendre… à la dure, sans même que j’aie fait quoi que ce soit.

Je ne vois pas d’où ça vient, ce fichu sentiment d’être une impostrice dans ma propre vie.

C’est même plus de l’humilité, c’est un déni de capacité.

”Oui mais secoues-toi, tu sais bien que ce n’est pas vrai!”

Non, je ne le sais pas, je ne le sens pas.

Une parole, un geste, un moment précis du passé a laissé une trace et marqué la blessure du doute.

Ou alors est-ce qu’un jour, une goutte d’eau a fait déborder le vase?

Douter c’est bien, ça nous aide à nous remettre en question, à trouver des solutions.

Mais quand on doute à l’excès on se perd, on hésite sur tout et surtout, on doute de soi, de ses capacités.

Ça devient lourd parfois. Parce que si, éventuellement si, le problème part des ”autres”, du regard des autres et de l’interprétation que j’en fais, de paroles reçues ou de toute autre réflexion marquante,  la finalité reste mienne, le travail à faire pour me sortir de cette spirale est de tous les instants et personnel.

Je suis une maman, je suis une épouse, je suis une fille, une sœur… je porte des dizaines de chapeaux comme tout le monde et chaque jour je m’efforce de (RE)bâtir l’édifice de ma vie pour eux, pour moi. Je me soigne.

Je positivise mentalement tous les reproches que je peux me faire, me reprends sur ma façon d’appréhender les événements qui surviennent dans ma vie. Je m’entoure de gens qui me font du bien, qui m’inspirent en essayant de ne pas les idéaliser, mais plutôt en m’inspirant de leurs forces, de leurs propres combats. J’écris. (merci MAO!) J’ose.

Chaque jour, je tente d’oser m’aimer comme je suis et d’en être fière.

Chaque jour, j’essaie de ne regarder que droit devant.

Je célèbre chaque fois où j’arrive à dire ”Je suis” et ”J’ai réussi”.

PS : Ce texte a été écrit en 6 jets, lu et relu et encore je me questionne sur sa pertinence, sa qualité… c’est vous dire…

Définition: PasseportSanté / InfoPsy 

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Révisé par : Caroline Robert

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Je suis Amy, j'ai 35 ans et suis maman d'une tribu de cinq cocos. Dans la vie de tous les jours, je porte de multiples chapeaux dont celui de responsable d'un service de garde en milieu familial, future étudiante en éducation spécialisée et nouvellement conseillère en pédagogie de la petite enfance.

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