Soloparentalité : duo, solo et Pinot Grigio

La parentalité peut revêtir plusieurs formes et porter plusieurs étiquettes. Que ce soit la monoparentalité, l’homoparentalité ou la coparentalité, il y a presque autant de termes que de familles. Moi, j’ai « choisi » la soloparentalité.

soloparentalité
Crédit photo : Pixabay

LA définition et MA définition de la soloparentalité

Le terme soloparentalité est, selon mes recherches, utilisé pour définir les familles qui sont dites « traditionnelles » (les deux parents sont donc en couple) mais dont un des deux conjoints a un horaire de travail qui pourrait être jugé comme étant atypique.

Moi, j’ai choisi d’être une maman de 4 enfants, avec un conjoint agriculteur.

Son horaire de travail n’est pas que atypique, il est continu. Il ne quitte pas la maison pour de longues périodes de temps, comme un routier ou un soldat, mais il n’a pas de congés. Il travaille tous les jours, 7 jours sur 7. Il est aussi de garde tout le temps, 24 heures sur 24. Et il travaille au minimum 13 heures par jour.

J’ai choisi l’homme, pas la profession. Mais je le supporte dans ce mode de vie, car c’est sa passion. S’il devait changer de métier, je sais qu’il ne serait pas heureux, il ne serait plus le même. Nous faisons donc des compromis au quotidien.

Le quotidien

C’est certain que ce n’est pas évident. Comme mon conjoint travaille tout le temps, je suis seule la plupart du temps pour gérer l’entièreté de la maisonnée. Par contre, mon conjoint est quand même très impliqué. Les moments qu’il passe avec nous, bien que restreints, sont souvent de qualité. Lorsqu’il réussit à se libérer quelques heures, c’est important pour lui de faire une activité spéciale avec les enfants, de sortir avec eux ou de les gâter. Ça me rend parfois la tâche encore plus difficile, mais il fait tout ce qu’il peut pour alléger ma charge (autant mentale que physique).

Sinon, au quotidien, je me débrouille. Peut-être que c’est grâce à mon bagage d’adjointe administrative car j’ai la capacité de voir venir et de régler les problèmes avant qu’ils ne prennent trop d’expansion. J’ai aussi quelques petits trucs au quotidien. Vous pouvez trouver ici un article de Maman a un plan qui en donne 5 très intéressants.

La planification est ma meilleure amie. Par contre, une fois l’organisation établie, il faut apprendre à faire taire son sentiment de culpabilité et à vivre dans le moment présent. Après tout, on ne va pas mourir si on mange des déjeuners pour le souper une fois de temps en temps. Le lavage n’est pas fait? Bof, du moment que personne ne doive aller à l’école tout nu! Et si je fais les devoirs des grands, un verre de Pinot Grigio à la main, en essayant de faire le souper de l’autre et de m’en faire pousser une troisième pour jouer avec la plus jeune, qui s’en soucie au fond?

Un brin d’encouragement

Non, la soloparentalité n’est pas facile. C’est, la plupart du temps, épuisant, autant moralement, mentalement, que physiquement.

Je ne suis pas une super-maman-parfaite, je ne suis pas une maman écœurée non plus. Je suis juste une maman, dans une situation, dans SA propre situation. Je ne suis pas courageuse, je navigue avec le courant. Certaines sont monoparentales, ce qui ne doit pas être de tout repos non plus, mais je ne souhaite pas me comparer, aucune situation n’est, à mon sens, comparable. Je souhaite seulement partager mon vécu, afin d’encourager ou d’inspirer les autres parents aux prises avec la soloparentalité.

Un choix de vie

Je pense que, peu importe le mode de vie que l’on choisit, il y a des compromis à faire, mais il ne faut pas que ces compromis deviennent des poids ou des sujets de discorde. Il faut vraiment s’assurer de faire les bons choix et d’être heureux. Rien ne sert de rester dans une situation qui ne nous satisfait pas. Les bénéfices doivent toujours être plus grands que les inconvénients.

Sinon… un petit verre de Pinot, c’est toujours un bénéfice de plus!

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Révision par Amélie Fasulo

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Je m’appelle Edith Gendron, j’habite en campagne, dans le plus que 450. J’ai 4 jeunes enfants et un conjoint agriculteur. Même si mon conjoint essaie au maximum de s’impliquer, à cause de son travail, je suis la plupart du temps, la seule à mener la barque familiale.

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