J’ai aimé mon deuxième accouchement

L’accouchement est généralement perçu comme un mal nécessaire, un passage obligé pour devenir maman. Dès que j’ai appris que j’étais enceinte la première fois, ma crainte a été de devoir accoucher; devant le test positif, je me disais que s’il était vraiment à l’intérieur de moi, il devrait également en sortir éventuellement. Cela n’a duré qu’un instant, mais pendant quelques secondes, j’ai paniqué. Est-ce que l’accouchement est toujours une expérience désagréable?

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Crédit photo : Josée Photographie

Oui, j’ai aimé mon deuxième accouchement! Est-ce que j’ai eu mal avant, pendant et après? J’aimerais répondre non, mais ce n’est pas le cas. Je peux pourtant affirmer que j’ai plus aimé l’expérience, même si c’était à l’hôpital, que j’ai eu mal (très mal) et que ce n’était pas parfait. Cette fois-là a été plus rapide (comme c’est souvent le cas pour un deuxième bébé) et surtout, sans complications.

Le premier accouchement…

J’ai bien dit que j’ai aimé mon deuxième accouchement, mais qu’en est-il du premier? D’emblée, je vous rassure, tout s’est bien terminé et ce n’est certainement pas la pire histoire d’accouchement, mais cela permet de comprendre comment j’en suis venue à mieux aimer ma seconde expérience. D’ailleurs, je n’ai pas détesté la première, du moins je le pensais, mais c’était… différent. Aussitôt arrivée à l’hôpital, les mots « signes de prééclampsie » et « HELLP syndrome » ont été prononcés. C’était inattendu et inquiétant, mais sans plus. Entre de bonnes mains, j’étais rassurée et assez certaine que tout irait pour le mieux. De longues heures plus tard, mon garçon venait au monde et c’est particulièrement ce moment qui fut déterminant pour moi. Déterminant, car j’ai vu l’équipe médicale se précipiter sur mon bébé qui ne pleurait et ne bougeait pas. Rapidement, ils l’ont emmené loin de moi, puis, soulagée, j’ai entendu ses pleurs.

Ce moment déterminant

Au-delà de la douleur, de la péridurale ou non, des difficultés rencontrées et des complications, ce qui a fait la plus grande différence dans mon cas, c’est ce moment déterminant. Ce moment où, à mon deuxième accouchement, ils ont immédiatement déposé mon nouveau-né dans mes bras et que j’ai ressenti un puissant lien d’attachement entre lui et moi. Avant cet instant, je croyais que la naissance de mon premier garçon avait été presque parfaite, parce qu’il était en santé et que c’est tout ce qui m’importait. Lorsque les gens me demandaient si j’avais peur d’accoucher une deuxième fois, je répondais que non… Après tout, j’avais eu un bébé qui allait bien.

Ce que j’ignorais, c’est que l’accouchement pouvait être tellement plus: une merveilleuse rencontre. Ce n’est que plus tard que j’ai réalisé que ce moment, je ne l’avais pas vécu à la naissance de mon premier garçon, car lorsque l’infirmière est venue me présenter mon bébé après ce qui m’avait semblé une éternité, j’ai eu l’impression d’être une étrangère, je ne ressentais rien. L’attachement est venu avec le temps, en prenant soin de lui.

Alors maintenant je sais que l’accouchement peut être une très belle expérience, tout dépend de comment nous choisissons de le percevoir. Il y a tellement de scénarios possibles sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, qu’il vaut mieux n’avoir aucune attente et seulement espérer que tout ira bien.

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Révision : Caroline Robert

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Maman de deux petits garçons, mais pas que… maman, je continue d’être la même en ayant pourtant changé grâce à la maternité. À l’aube de la trentaine, je suis toujours aussi étonnée d’être moi, tout en étant une maman.

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