Le câlin : ce geste qui fait tant de bien

Te souviens-tu de la première caresse que tu as faite à ton bébé? Le cordon n’était pas encore coupé, on a mis le petit sur ton ventre et dans tes bras, tu l’as serré. Quelle émotion! Une fusion… C’est d’ailleurs la première fois que tu lui as vraiment parlé et, peau contre peau, dans ce câlin, il t’a comprise. Sans dire un mot, tu lui as promis que tu serais toujours là pour lui. Puis, au fil des semaines, tu l’as bercé en effleurant ses minuscules doigts, tu l’as regardé dormir en flattant sa petite joue, tu l’as soulagé en massant doucement son ventre, tu as frotté ton nez dans son cou et tu as senti votre attachement… Une, deux, trois… Mille fois! Tu ne dénombres plus les caresses que tu lui as données, parce que tu l’aimes sans compter.

câlin
Crédit photo : Pixabay

Ces moments si privilégiés

En vieillissant, ton petit est tombé, il s’est fait mal, mais grâce à tes caresses, il s’est toujours relevé. Devant le nombre d’erreurs dans sa dictée, tu t’es penchée devant lui, tu as posé, avec fermeté et bienveillance, tes mains sur ses épaules et tu l’as encouragé. Quand il s’est fait rejeté dans la cour d’école, c’est dans tes bras qu’il s’est réfugié puis, lorsqu’il a gagné sa première médaille, la conviction avec laquelle tu l’as serré a exprimé toute ta fierté. Quand il a vécu sa première petite peine d’amour, c’est sur ton épaule que ses larmes ont coulé.

Et toi, la dernière fois que tu as pleuré… Tu te souviens? Tu ne voulais pas le lui montrer, mais les câlins, ça vient souvent de l’instinct… Ton petit a posé ses bras autour de ton cou… Tes larmes ont séché, ton sourire est revenu et, comme par magie, tout te semblait plus doux.

Rappelle-toi aussi la première fois que tu as vu ton homme. Il était beau, son sourire éclatant, ses yeux pétillants et quand il a effleuré ton bras, tout ton corps s’est raidi. Une toute petite caresse et tu as su que c’était lui. Quand, placé derrière toi, il t’a enlacée dans ses bras, tu as compris qu’il serait toujours là. Ses mains baladeuses t’ont confirmé que vous étiez connectés et votre petit « bonne journée » que vous vous dites front contre front, chaque matin, ne dément pas votre fusion. La dernière fois que vous vous êtes chicanés, dos à dos dans le lit, c’est en vous flattant les pieds que vous vous êtes réconciliés. Puis, quand tu lui as demandé de te serrer fort pour étouffer ta peine, il t’a accueillie dans ses bras réconfortants et en silence, tu as savouré ce paisible câlin qui arrête le temps.

Les pouvoirs (magiques?) du câlin

Que l’on en donne ou que l’on en reçoive, les caresses ont de nombreuses vertus.  Les études démontrent qu’un câlin de dix à vingt secondes permet au cerveau de libérer de l’ocytocine, l’hormone de l’attachement, celle qui apaise, celle qui aide à combattre le stress, les peines et les moments de détresse. L’ocytocine nous apaise, nous rend plus zen et augmente notre bien-être. C’est en quelque sorte un antidépresseur naturel. La posologie? À volonté! Même le fait de câliner un animal permet de sécréter cette hormone. Il a aussi été démontré que les caresses favorisent l’apprentissage chez les enfants, sécurisent, valorisent, prolongent la longévité d’un couple et peuvent même avoir des effets bénéfiques sur le système immunitaire.  On serait fou de s’en passer!

Câliner une personne nous permet parfois d’exprimer des choses qu’on n’ose pas dire.  Il y a les caresses qui chuchotent des « je tiens à toi », il y a celles qui chantonnent des « je partage ta joie ». Il y a celles qui affirment des « ne t’inquiète pas, je suis ici », puis il y a celles qui crient des « je t’aime » bien sentis. Les caresses brisent l’isolement, effacent le rejet, définissent la profondeur d’une relation. Elles sont garantes d’optimisme, d’amour, de respect et de solidarité. À l’heure des catastrophes qui détruisent, des murs qui divisent et des jeux de pouvoirs qui méprisent, câliner prend tout son sens. Qu’est-ce qu’on attend pour se faire du bien? Allez, à go, on se fait un câlin!

Quand Céline chante : « Quand je m’endors contre ton corps, alors il n’y a plus de doute l’amour existe encore… » ou lorsque Ginette louange les vertus de se faire la tendresse, effectivement, elles ont raison, il n’y a pas de doute, tout semble plus beau quand on partage une caresse.

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Révision: Élaine Sylvestre

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