Mon adolescente miroir

Depuis quelques mois, mon conjoint et moi entamons une autre étape dans la vie de notre grande fille Juliette, elle devient une adolescente. Juliette, qui a tout juste 11 ans, nous plonge soudainement dans le questionnement de notre propre jeunesse.  Elle grandit, prends des décisions par elle-même, s’implique un peu partout et nous fait connaître son opinion de façon structurée, même parfois trop! En elle, je me vois terriblement! Ma Juju, comme on aime si bien la surnommée, m’impressionne et me fait vivre une panoplie d’émotions à la fois. Je la vois grandir et s’épanouir à la vitesse de l’éclair. Elle chemine avec aplomb et ténacité. Ma grande fille devient une jeune femme.

L’apprentissage en tant que parent

Nous savons tous que la transition vers l’adolescence est une très grosse étape. Pour nous comme parents, mais également pour notre progéniture qui désire de plus en plus d’autonomie sans avoir les responsabilités qui peuvent en découler. Ma Juliette est une bombe d’autonomie. Elle a toujours été débrouillarde.  Même si elle n’en est qu’au tout début de son adolescence, je la vois se créer son cocon à elle.  Juliette a sa propre chambre depuis peu, ce qui lui permet d’avoir son intimité. Elle jase avec ses copines presque tous les soirs, comme moi à l’époque. La technologie a changé depuis mon jeune temps, mais le placotage reste actuel. Moi aussi je jasais avec mes copines durant des heures et ce même si j’avais passé la journée entière à l’école avec elles. Néanmoins, les sujets ne manquent jamais. Je regarde ma fille aller et je me reconnais tellement en elle. Une adolescente pleine d’avenir avec des projets qui remplissent la tête!

Quand j’étais adolescente, j’étais timide, mais j’étais impliquée. J’aimais aider les autres, participer aux activités et organiser des événements. Juliette est aussi comme ça. Elle a des idées plein la tête et elle fait ce qu’il faut pour se faire entendre. Malgré les projets et les initiatives grandissantes, l’adolescence est aussi un peu confrontante. Elle est encore trop jeune pour prédire si une crise d’adolescence sera parmi nous, mais l’obstination est au rendez-vous. Ce qui me fascine le plus, c’est les arguments qu’elle a pour prouver ses points. J’en suis parfois estomaquée. Juliette sait très bien comment argumenter!  Ses paroles ont pris du poids, ses arguments tiennent la route. C’est flatteur de savoir qu’elle sait de quoi elle parle, mais c’est déroutant, en tant que parents, d’y être confrontés. Toutefois, je me rassure en l’imaginant dans l’avenir.

L’adolescence c’est aussi grandir

J’essaie de ne pas voir la période de l’adolescence comme un fardeau. Je me dis que ma fille a besoin de compréhension et non de découragement parental. Mon rôle est de la guider dans ses propres choix et non dans les miens. Si elle échoue, elle aura appris à se relever avec le soutien de ses parents. Je crois que nous devons les laisser aller dans leurs expériences. Après tous, j’ai également vécu l’adolescence et tout le monde a survécu!

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Crédit Photo: Paule Delinelle
Révision: Annie Fournier

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Je m’appelle Paule Delinelle, j’habite Pointe-Calumet dans les Laurentides. Je suis la maman de 2 fillettes : Juliette 8 ans et Alice 7 ans. L’une d’elle a un TDA (récent diagnostic). Je suis une personne très ouverte d’esprit, capable de faire la part des choses, d’accepter les critiques et de faire preuve de bons jugements. J’adore l’entraide, le soutien et je suis toujours disponible pour aider. J’ai de l’intérêt pour la gastronomie, la télévision, les sorties, les animaux, la famille et la musique.

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