Rentrée bouleversée

Quand les poux s’en mêlent!
par Marie-Christine

PouxCet article devait raconter notre première rentrée scolaire à vie. Eh oui, ma grande fille commençait une nouvelle étape dans sa vie et débutait la maternelle en septembre dernier. Nous étions fébriles à cette idée, mais en même temps, elle est tellement mature que nous savions très bien qu’elle était prête, que son cheminement était parfait. Nous en avions discuté en famille, avec elle. Avons vanté les mérites de l’apprentissage, la rencontre de nouvelles connaissances, de l’évolution dans un nouveau milieu stimulant, etc.

Notre rentrée qui s’annonçait merveilleuse et magique s’est rapidement transformée en cauchemar lorsque la guerre a été déclenchée, le 4 septembre vers 15h30, en recevant un appel d’une éducatrice du CPE où ma plus jeune cocotte continue d’aller en attendant à son tour la rentrée en 2016. Verdict : PÉDICULOSE!! Autrement dit, notre famille était attaquée par des poux. Ces ignobles petits insectes avaient élu domicile dans la chevelure de notre progéniture adorée. Ce ne fut là que le début d’un long combat. Commençons par le commencement…

1er septembre : Ma fille, qui a eu 5 ans il y a à peine 2 jours, commence la rentrée progressive. Je l’accompagne, car pour sa première journée (plutôt heure) d’école, une rencontre est prévue avec tous les intervenants de l’école. Début 13h15, fin 14h25. Pendant près d’une heure, les enfants jouent dans la cour sous supervision et les 15 minutes restantes, ils vont apprivoiser le local qui leur servira de classe tout au long de l’année et rencontrer leur professeure.

2 septembre : Ma belle grande fille est prête, on s’est levé un peu en retard alors on dépêche tout le monde pour le déjeuner et la préparation. Maman et papa travaillent ce matin. Aujourd’hui, jour de service de garde. La journée aura été plus difficile aujourd’hui, stress et angoisse étaient au rendez-vous.

3 septembre : Tout se passe à merveille. Le jeudi, c’est journée d’école, donc ma cocotte est heureuse de retrouver sa professeure et de passer du temps en classe. Une journée à la fois, elle apprivoise cette aventure, et nous aussi par la bande! Contente de se rendre à la halte ce matin, elle est aussi joyeuse quand j’arrive le soir pour la chercher et l’emmener à la maison.

4 septembre : Dernière journée de cette première semaine remplie de changements dans notre routine familiale. On s’adapte tranquillement, mais sûrement. La rentrée progressive n’est toujours pas terminée donc difficile de savoir l’appréciation de notre grande concernant son école. C’est bientôt la fin de semaine et après cette semaine mouvementée et très différente de notre vie habituelle des dernières années, nous l’attendons avec impatience.

4 septembre 15h30 : Mon téléphone sonne au bureau, je vois sur l’afficheur que c’est le CPE qui tente de me joindre. Je réponds. C’est à cet instant que tout dégringole autour de moi. Mais à ce moment, je ne comprenais pas encore l’ampleur du problème. Ayant déposé mes tout-petits très en forme et souriants ce matin, je ne m’attendais pas à recevoir cet appel, par un beau vendredi après-midi. On me mentionne que ma fille, après vérification de sa tignasse châtaine, a des lentes accrochées à ses cheveux. Tout à coup, la tête me pique. Je n’en fais pas trop de cas. Mes animaux ayant déjà eu des puces, je me dis qu’il existe des traitements pour remédier à cette situation et que ce n’est pas si pire que ça. ERREUR. Sans être capable de retourner au boulot, je navigue sur le net pour comprendre un peu le processus pour se débarrasser de ces indésirables. En allant chercher ma grande à l’école, j’avertis tout de même la responsable de la halte de la situation et j’écris aussi un petit message à la professeure. Après une petite vérification dans les cheveux de mes trois enfants et ensuite dans les nôtres, les parents, je ne voyais rien, ou plutôt, je ne savais pas vraiment ce que j’étais censée voir. J’en conclus rapidement que ce n’est rien. Un traitement et l’affaire sera chose du passé. Je me rends à la pharmacie pour me faire conseiller un traitement efficace, je l’applique à l’enfant du milieu, qui nous rapporté ce beau présent de la garderie. Malheur, les poux s’étaient aussi propagés à la tête de ma petite écolière. Premier traitement pour elle, le lendemain du traitement de sa jeune sœur. Changement et lavage de draps, toutous, doudous et oreillers, hop, dans un sac noué pour 14 jours, le tour est joué.

La fin de semaine passe. J’inspecte les cheveux encore une fois. Rien. Lundi, retour à l’école et au CPE. Avant d’envoyer mes enfants, un dernier petit check-up de poux. Rien. Au CPE, on me dit que les éducatrices doivent vérifier si le champ est libre pour garder ma fille. Parfait, je suis en confiance. C’est là que tout s’écroule vraiment. Une lente ici, une là, une autre… Je dois alors toutes les retirer avant de laisser ma fille pour la journée à la garderie. J’observe donc la chevelure avec deux éducatrices qui en ont vu d’autres depuis le temps. Désormais, je sais à quoi ressemble une lente. Je sais maintenant quoi chercher, mais difficile à expliquer, car les photos fournies sur le web son grossies des millions de fois alors qu’en vrai, c’est tellement minuscule. Une lente est de la grosseur d’une tête d’épingle, de couleur blanche, parfois grisâtre, collée à la racine du cheveu. Avec tout ça, je suis en retard au bureau, une tuile de plus sur la tête!

De retour à la case départ. Le traitement n’ayant pas eu l’effet escompté, je défais les lits encore une fois pour tout laver à l’eau chaude et faire sécher à la sécheuse, car suite à mes recherches internet, c’est le mode d’emploi à suivre pour radier ces intrus de notre vie. Ce ne fut que le début d’un long périple et d’une utilisation accrue de ma laveuse / sécheuse sans jamais voir le bout des piles de lavage qui s’accumulaient de jour en jour. Le deuxième traitement ne pouvant être administré seulement entre 7 et 10 jours suivant le premier, c’est donc durant 9 jours que matin et soir, je défaisais, refaisais, lavais, séchais les lits pour éviter la propagation des fichus poux. Neuf longues journées où nous avons observé, peigné, séparé, brossé, mouillé, gratté les cheveux de nos enfants, passant de 30 à 60 minutes par tête, matin et soir, jusqu’à les écœurer grandement de cette corvée devenue une punition pour elles. Ce fut tout une histoire. L’apogée de cette péripétie survint le lendemain du deuxième traitement, soit 11 jours exactement après l’annonce du CPE concernant la foutue pédiculose. Mon conjoint découvrit 5 poux dans la tête de notre grande fille. Catastrophe! Moi qui  nous croyais de retour à la case départ.

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Prendre note que durant tout ce temps, il était rare de voir les poux, un par ci, un par là. Notre tâche consistait plutôt au retrait des lentes, les œufs de poux. Au total, notre chemin a croisé environ 9 poux dans toute cette aventure qui a duré beaucoup trop longtemps et a su faire place à beaucoup de découragement de notre part, les parents, et à beaucoup de chagrin de la partie fillettes de 4 et 5 ans.

Je peux affirmer aujourd’hui, près de trois semaines après le premier avertissement de pédiculose en vigueur, que nous sommes sortis de cette saga depuis à peine quelques jours. Le parcours a été difficile et parsemé de hauts, mais surtout de bas, de pleurs et d’interminables heures de vérification de chaque cheveu présent dans notre demeure. Nous sommes sortis gagnants, mais tellement épuisés. Le tea tree (huile essentielle d’arbre à thé) est désormais mon meilleur ami et j’espère que cette huile essentielle éloignera de nous ces petites bestioles infectes à tout jamais.

Jeune, je n’ai jamais eu à me battre avec les poux, mon conjoint non plus d’ailleurs. Et sachez que je ne souhaite cette expérience à personne, pas même à mon pire ennemi. Cette problématique a grugé toute notre énergie et notre temps. Nous avons même dû mettre notre garçon un peu de côté, histoire de procéder à l’inspection des couettes de cheveux, et ce, chaque matin pendant près de 17 journées consécutives. Quelques jouets au sol pour l’occuper, nous, assis sous une lumière plus ou moins efficace en scrutant à la loupe chaque mèche de cheveux de nos filles qui pleuraient, bougeaient et se tortillaient sans arrêt. Le tout nous faisant perdre patience régulièrement, allant même jusqu’à promouvoir l’idée de leur raser la tête pour contrer le problème tellement nous étions dépassés par les évènements.

Cette situation a grandement perturbé notre rentrée académique. L’importance capitale de cette étape a rapidement été relayée au deuxième plan. 1 à 0 pour les poux! Je peux vous dire que nous n’avons pas crié haut et fort que les filles avaient des poux. Les quelques personnes à qui j’en ai parlé l’ont bien pris, mais d’un autre côté, je vous dirais que j’avais peut-être honte que des poux se soient logés dans les crinières de mes filles. Mais j’ai vite compris que cette situation n’était aucunement de notre faute et encore moins de celle de mes enfants.

Maintenant que j’en connais un papier sur la pédiculose, je peux vous dire que c’est dévastateur pour tous, même si vos cheveux ne sont pas attaqués. Si les poux touchent vous ou même vos enfants, sachez que plusieurs familles vivent avec cette problématique chaque année surtout à la rentrée scolaire ou aux retours à l’école lors de longs congés, à Noël ou à la relâche. Ne fermez pas les yeux. Aidez vos enfants à contrer les poux. J’ai entendu tellement d’histoires d’horreur à propos de ces insectes nuisibles : certains parents ne font qu’un seul traitement, sans suivi. Si bien que leur enfant continue d’être infesté, s’assoit à côté de votre chérubin chéri, partage ses petits compagnons avec ses amis de la classe et ainsi va la vie. Avant, lorsque je voyais un avis de pédiculose au CPE, jamais il ne me serait venu en tête de faire une vérification dans les têtes de mes enfants. Aujourd’hui, ma vision a beaucoup changé. N’attendez pas de vivre ce calvaire pour comprendre la pédiculose. Prévenez-la!

P.S. Il n’y a pas très longtemps, Mélanie L. vous parlait de la collection de livres Félix et Boubou, plus précisément du livre La chasse aux poux écrit par le Dre Nicole Audet. Peut-être qu’une petite lecture de ce livre à vos enfants en début d’année serait un bon moyen de prévention, qu’en pensez-vous?

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Femme, amoureuse et extravertie, je suis l'heureuse maman de trois joyeux lurons qui font ma joie. Avec eux, je n’ai pas le temps de m’ennuyer - activités et magie sont constamment au rendez-vous. Fanatique de millions de projets en tous genres, j'adore les sports, les arts, le DIY, la réno/déco, ainsi que tout ce qui est esthétiquement beau (mais pas toujours fonctionnel comme dirait l'Homme de la maison !). Mes « dadas » sont : la lecture, surtout la Chick lit et les zoos - une chance que j'ai des enfants ! Collaboratrice depuis juillet 2015.

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