Une fin de semaine au Lac-Saint-Jean!

Mes enfants et moi sommes très impatients, nous nous préparons pour aller passer la fin de semaine au Lac-Saint-Jean. La température semble clémente, il n’y a pas de tempête de neige au programme, nous oserons défier la distance malgré le calendrier qui indique que nous sommes toujours en hiver. Sagement, nous prendrons la route 155 au nord de Trois-Rivières, et longerons la rivière St-Maurice sans incident ni imprévu.

Avant le jour J, je dois préparer toute la petite famille pour ce petit voyage tant attendu dans la région de mon enfance. Trois jours, deux nuits, tout devrait tenir dans une seule et même valise. Bon, d’accord, un petit sac de plus pour les jouets de ma mini; nous ne laisserons pas ses bébés seuls à la maison à leur âge! À ne pas oublier : vêtements de rechange, brosses à dents et surtout salopettes! En effet, bien que le mois de mars soit déjà bien avancé, la neige sera abondante et généreuse. Quel bonheur nous aurons à nous amuser dans sa blancheur cristalline.

La route vers le Lac-Saint-Jean

Je prépare quelques sandwichs et collations afin de nous éviter de devoir nous arrêter avant notre destination finale. Dès l’arrivée de mes fils de l’école, nous nous installons confortablement dans notre véhicule pour attaquer les 500 km qui nous séparent de la maison de mes parents. Et c’est ainsi que nous laissons les lumières de la ville s’éloigner sûrement derrière nous, tout en profitant des derniers instants du soleil printanier.

Après plusieurs heures de route accompagnés de la rivière, des arbres et de quelques villages, nous nous approchons du but. Une dernière courbe et le lac se dévoile sous la pleine lune. Nous sommes enfin à Chambord; nous nous engageons enfin sur la route 169. Dans moins d’une heure, heure à se faufiler de village en village, nous arriverons dans celui où j’ai grandi. À cet instant précis, mon passé et mon présent se retrouvent, la petite fille en moi qui a quitté la région à 19 ans reprend temporairement sa place.

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Crédit photo Pixabay

Ma maison au Lac-Saint-Jean

Enfin, nous arrivons dans la maison de mes parents, la maison de mon enfance. Tout est identique et du même coup, si différent. Mes enfants sont heureux et fatigués, ils pourront aller dormir paisiblement dans mon ancienne chambre. Ces retours aux sources ne me laissent jamais indemne, ils me font réaliser à quel point nous n’avons aucune emprise sur le temps qui passe.

Quel bonheur de nous retrouver tous ensemble dans cette maison, avec mes parents. J’y ajoute une partie de moi, mon mari et mes enfants qui sont de leur côté, essentiellement citadins. Je me réjouis de leur partager cette partie de moi, partie déterminante qui subsiste au-delà des années d’exil. Durant ces quelques instants, ils peuvent profiter de ma région natale, passer du temps avec leurs grands-parents et se régaler de plats régionaux spécialement cuisinés pour eux.

Ma famille au Lac-Saint-Jean

Naturellement, mon cercle familial ne m’a pas suivi lors de mon exil à l’aube de l’âge adulte. Beaucoup plus tard, d’autres membres ont eux aussi quitté la région sans toutefois s’établir dans ma région d’adoption. Ainsi, c’est toujours une fête de nous retrouver ensemble, de partager de précieux moments et de profiter de l’aide de ma famille lors de ces séjours trop brefs.

Comme j’envie les gens habitant près de leur famille, qui peuvent arrêter boire un café ou improviser des repas le dimanche. Ici, les coucous spontanés les soirs de semaine sont impossibles. Tout comme les soupers en amoureux après avoir laissé les enfants chez les grands-parents. Nous remplaçons ces petits bonheurs par des séjours plus longs, bien qu’ils nécessitent un peu plus d’organisation. Regardons le bon côté des choses : au lieu d’avoir des soupers de famille, nous avons des fins de semaine de famille!

Dire au revoir au Lac-Saint-Jean

Dimanche matin, un dernier petit déjeuner tous ensemble. Je rassemble nos effets personnels, m’assure de ne rien laisser derrière moi, car je ne sais pas encore quand aura lieu notre prochaine visite. On s’embrasse, merci papa, merci maman! Et c’est parti! On reprend la route sous le soleil cette fois-ci. Le Lac-Saint-Jean encore gelé nous accompagne ainsi que la musique des stations locales.

Nous nous laissons bercer par de vieux succès, de différentes époques. La station 97.1 nous offre un petit voyage dans le temps pour les adultes et quelques découvertes pour les enfants. The Clash, Les Colocs, Walk like an Egyptian des Bangles, ou encore Californication des Red Hot Chili Peppers! Mon mari et moi profitons de ce moment pour fredonner ensemble, sous le regard surpris de nos petits. C’est la voix délurée, et le cœur léger, que nous rentrons en ville, à la maison pour y reprendre notre train-train quotidien, tel que nous l’avions laissé.

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Révision par : Caroline Gagnon

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Je suis Anne-Marie Paquet, épouse, maman et belle-maman. Lorsque j'ai rencontré l'homme de ma vie à la fin de l'année 2006, il avait déjà une grande fille de 5 ans en garde partagée. À cette époque, ces deux-là ne se doutaient pas du tout que trois autres petites personnes viendraient se joindre à notre trio initial. Je suis détentrice d'un baccalauréat en philosophie de l'UQAM, lectrice passionnée qui adore revisiter les classiques et fière conservatrice. Entre deux paragraphes, je suis vice-présidente du développement des affaires dans une boite informatique, un métier que j'adore. Collaboratrice régulière depuis novembre 2019.

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