L’allaitement? Oui, non… Peut-être!

Du plus loin que je me souvienne, mon opinion sur l’allaitement a toujours été claire. Pour moi, ce n’était même pas une option envisageable. Je ne m’imaginais pas devenir un biberon ou une suce humaine! Même si c’était le moyen le moins dispendieux et le plus pratique pour nourrir un enfant, je ne pouvais pas concevoir donner le sein à mon enfant.

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Crédit Photo: Alexandra Dufour

L’allaitement, ce n’est pas pour nous

Lorsque mon conjoint et moi avons mis en branle notre projet bébé en 2018, nous avons eu plusieurs discussions sur divers sujets, autant sur notre vision de l’éducation que sur les habitudes que nous aimerions avoir avec notre bébé. Évidemment, l’allaitement a été au cœur de nos discussions. Papa était 100% d’accord avec moi sur ce point. Il voulait pouvoir participer à l’alimentation de notre petit bout d’humain.

Est enfin arrivé le moment où mon test de grossesse est devenu positif. Dans ma tête, mon idée était déjà faite. Mon bébé serait exclusivement nourri au biberon. Comme toutes les mamans en devenir, je me suis renseignée sur les biberons les mieux adaptés et sur les préparations. Même si les compagnies voulaient me vendre leurs produits, chaque site faisait la mention qu’un allaitement était toujours à prioriser pour certaines de ses propriétés uniques. Également, lors de ma rencontre avec une infirmière du CLSC, elle m’a encore une fois parlé des bienfaits de l’allaitement pour un nouveau-né. Par contre, quand je lui ai fait part de mon opinion certaine sur le sujet, elle a rapidement compris et m’a remis l’information concernant l’alimentation au biberon.

Des petites graines ont germé dans mon esprit…

Plus ma grossesse évoluait, plus je me renseignais sur l’allaitement-mixte. Le principe me rejoignait beaucoup, mais encore une fois, j’étais catégorique! Je ne voulais pas mettre mon enfant au sein. Mais d’un autre côté, qu’est-ce qui m’empêchait de donner mon lait maternel au biberon? Mon garçon allait être obligé de boire au biberon d’une façon ou d’une autre, et papa pourrait quand même s’impliquer! Encore une fois, mon idée avait évolué.

À 25 semaines de grossesse, ayant déjà une bonne production de lait, l’idée qui germait depuis plusieurs semaines dans ma tête s’est concrétisée. J’allais faire de l’allaitement-mixte, mais uniquement au biberon. J’ai changé par contre sur un seul point, je tenais à donner le premier colostrum au sein. Pourquoi ? Je ne le sais pas! Mais je trouvais cette étape importante.

À 38 semaines, j’ai eu l’autorisation de ma gynécologue pour tirer un peu de colostrum. C’est donc armée de mon petit tire-lait manuel que je me suis mise à la tâche! Malgré ma production élevée à 25 semaines, à 38, c’était une tout autre histoire! Mais, chaque jour, 2 fois par jour, je m’installais sur mon divan, tire-lait en main, et je faisais des 3-4 minutes de chaque côté. Au bout de quelques temps, j’avais extrait un peu de colostrum, mais encore là, c’était en deçà de mes attentes!

Est enfin arrivé le grand jour ! Quelques minutes seulement après avoir fait connaissance avec mon bébé, l’infirmière qui m’accompagnait a aidé Francis à se mettre au sein. J’ai remarqué la surprise dans son visage lorsqu’elle a vu la rapidité et la facilité avec lesquelles il s’est mis à téter! Mais une fois le colostrum avalé, ma décision était encore plus absolue, je n’étais pas intéressée par l’allaitement. Même si c’était le geste le plus naturel du monde, je n’étais pas à l’aise. Alors, tout au long de notre séjour à l’hôpital, notre petit garçon s’est régalé de préparation.

Quand Fiston en décide autrement…

Lors de notre retour à la maison, j’ai connu la fameuse montée laiteuse! Puis-je vous dire que j’ai regretté mon choix du petit tire-lait manuel simple? En 10 minutes top chrono, soit 5 minutes par sein, je récoltais bien assez de lait pour 2 boires! Par contre, contrairement à ce qu’on m’avait conseillé, je tirais uniquement mon lait de 2 à 3 fois par jour. Après quelques jours, pendant un moment de peau à peau avec mon fils, il m’a prise par surprise. Francis s’est littéralement lancé sur mon sein et s’est mis à téter! Puis, suite à cet évènement, à chaque soir, avant son dodo, on s’installait pour ce que j’appelais sa tétée de réconfort.

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Crédit Photo: Pixabay

De jour en jour, au lieu de tirer mon lait comme j’en avais pris l’habitude, je mettais bébé au sein! Puis est venue la fameuse journée où j’étais en visite chez une amie. C’était une simple visite rapide et comble de malheur, j’avais oublié les biberons à la maison! Mon fils, n’étant pas habitué d’être stimulé pendant son boire au sein, ne collaborait pas du tout. Finalement, avec les précieux conseils de cette maman bien équipée en matière d’allaitement, j’ai réussi à rassasier mon petit loup. Inconsciemment, je me suis mise à allaiter chaque fois que c’était moi qui donnais le boire.

Toute bonne chose a une fin

Au final, mon expérience d’allaitement se sera arrêtée après moins de deux semaines, puisque bébé avait d’énormes problèmes de digestion suite à ses boires au sein. Oui, j’aurais pu persévérer, mais je ne voulais pas que l’allaitement, ce moment de complicité avec mon petit bébé neuf, devienne un fardeau pour moi.

Par la suite, on m’a demandé à quelques reprises comment j’avais trouvé de faire mon deuil de l’allaitement. En fait, je n’ai jamais eu à faire de deuil! Je me suis simplement respectée en tant que maman. À mon humble avis, l’important c’est que mon enfant soit rassasié.

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Révision : Caroline Robert

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